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lundi 4 juin 2012

7 juin 20h30 Soirée LOCUS METROPOLE à la Kunsthalle Mulhouse


Soirée performance Locus Métropole 3

Locus Métropole est un événement évolutif construit autour de l'art-performance-langue. Il se métamorphose au fil de son développement. Locus Métropole est né en 2009 à Zurich dans le Cadre de Blago Bung au Cabaret Voltaire. 

Ce soir, Locus Métropole retourne à la Kunsthalle pour les spectateurs et intervenants du colloque Lex-ICON. Nous aurons le plaisir d’assister à « Locus Metropole 3 » qui prendra une forme pluri-performative avec :

Démosthène Agrafiotis (Grèce)
Jean-Pierre Bobillot (France)
Alessandro de Francesco et Caroline Zekri (Italie)
Gisela Hochuli (Suisse)
Anne Kawala (France)
Chris Pusateri (USA)
Michelle Naka Pierce (USA)
et
Valentine Verhaeghe (France)


En partenariat avec Cold Mountain / Montagne froide, le Service Universitaire de l'Action Culturelle de l'Université de Haute-Alsace et Lex-ICON/l'UHA.

Entrée libre
Venez très très nombreux!
Possibilité de se restaurer sur place, au Kunstcafé

samedi 2 juin 2012

8 juin de 14h15-16h15 Atelier 3 le livre dans tous ses états...

Vito Acconci: projet pour un espace, Galérie GdM, photo JK Dick, Art Basel 2011

14h15       Atelier 3 : le livre dans tous ses états…
A la Maison de l’Université, Salle du Conseil, Campus Illberg, Université de Haute-Alsace, Mulhouse (arrêt  tram : Université)

Présidé par Régine Battiston (UHA/ILLE)

) Hypervisibilité et illisibilité dans l’écriture « logosonoscopique » de Jacques Sivan
Résumé de la communication / abstract :
Jacques Sivan, Le Bazar de l'Hôtel de Ville, affiche 50
« Je suis un logosonoscope » : cette affirmation, formulée par « Jake » Sivan au seuil du Dernier télégramme d’al jack (2008), ressemble à un programme. S’identifiant à une machine complexe, le poète pense ses ouvrages comme autant d’interfaces où viennent se confronter la multiplicité des codes du monde, dans leur hétérogénéité sémiotique, textes-images et images-textes, faisant du livre, et de la page, un espace d’accueil et de transformation de codes : un dispositif Lieu de télescopages, d’agencements provisoires constamment réinventés, la page, notamment dans Similijake, se présente comme une surface fondamentalement hétérogène, selon une logique qui est celle du montage, travaillant de manière apparemment aléatoire, pour faire du sens un objet fuyant. Cette logique, donnant lieu à un parasitage des discours émis par les médias de masse, s’associe à un travail de reprise et détournement des codes visuels mêmes dans lesquels ces discours s’énoncent, particulièrement visible dans Le Bazar de l’Hôtel de Ville, qui reprend le dispositif visuel du catalogue du même nom, ainsi que les divers détournements de publicités présentes dans le Dernier télégramme et Similijake. Nous voudrions plus précisément étudier les modalités de ce parasitage, qui joue, selon nous, sur la mise en tension d’une hypervisibilité, celle de la publicité, de la communication visuelle fondée sur le graphisme de la lettre, et d’un travail sur l’illisibilité, qui vient en perturber l’efficace.
BIO :
Mes recherches portent sur les échanges entre poésie et arts plastiques, essentiellement depuis la seconde moitié du XXe siècle, plus particulièrement sur le collage et le ready-made (j’ai soutenu en avril 2011 une thèse portant sur la « poésie ready-made aux XXe et XXIe siècles », sous la direction d’Anne-Marie Christin), mais aussi les pratiques hybrides, dans le champ des poésies d’avant-garde et expérimentales (poésie concrète, visuelle, sonore, performance), et de l’extrême contemporain. Je porte une attention particulière à la matérialité du texte poétique, ainsi qu’aux phénomènes d’intersémioticité et d’intermédialité à l’œuvre dans ces objets problématiques.

Christophe Lamiot Enos (« Qu’il y a des mots plutôt que rien », lecture du Baby (2005) de Carla Harryman
from Zephyr Press, 2005.
Résumé de la communication / abstract :
A la suite du séminaire « archéologie de la figure de style » mené en 2010-2011 pour le Collège International de Philosophie à Paris, à partir de Stein, Zukofsky, Niedecker et Williams (et avant sa deuxième partie en 2012-2013) s’emparer de la dimension lexiconographique du point dans Baby de Carla Harryman, dont une lecture suivie de la dédicace, puis de la page 30 (« Theory.  Of.  Prose »), puis du motif de couverture viendront appuyer la proposition. 
BIO:
            Christophe Lamiot Enos, né le 18/12/62 à Beaumont-le-Roger, vit  son enfance et son adolescence à Pont-Audemer et habite aujourd’hui à Paris après quatorze années passées aux Etats-Unis d’Amérique à enseigner la littérature française.   Le 1er janvier 1981, il est victime d’un grave accident automobile dont il combat les séquelles en s’imposant une rigoureuse discipline d’écriture et de recherche en sciences humaines.  Deux essais parus en 1997 et 1999 (Eau sur eau, Rodopi, Amsterdam ;  Littérature et hôpital, Sciences en Situation, Paris) annoncent plusieurs récits en poèmes, dont en 2000, 2003, 2006 et 2010 Des pommes et des oranges, Sitôt Elke, Albany et 1985-1981 (Flammarion, Paris).  Son écriture a retenu l’attention des commentateurs pour, entre autres, son souci du détail, l’élaboration formelle, la musicalité et le travail sur la mémoire.  Pour le département de l’Eure, il organise depuis plusieurs années l’événement « lire en l’Eure », journée de rencontres en poésie, à Evreux.  Père de deux enfants, il occupe un poste de maître de conférences à l’université de Rouen, fait partie du laboratoire « Passages XX-XXI » de l’université de Lyon 2 en tant qu’américaniste et collabore régulièrement à plusieurs revues.  Ses travaux paraissent dans des anthologies, tant en France qu’à l’étranger. 

Anne Kawala (auteur/plasticienne/éditrice) Donnez-moi une paire de ciseaux pour tailler dans la bible !  
Résumé de la communication / abstract :
Le mot livre contient, de par son étymologie dans les langues latines mais aussi anglo-saxonnes (liber désigne l’écorce en latin, book est proche de beech, etc.) une programmatique de ce qu’est son support matériel. Entre deux écorces, la première et quatrième de couverture, il enferme une ouverture sur le monde.
L’époque-clé de la conceptualisation du livre est la fin du Moyen-Âge. Se mêlent, par la pratique des moines copistes, également enlumineurs, les représentations textuelles et visuelles. Celles sonores et vivantes, orales, inventives, d’auteurs contemporains de cette époque, vont se user, pour se justifier et être transcrites, en regard de la bible, de la forme prosodique, jusqu’alors réservée au domaine juridique. Si le désir qui motiva l’invention de l’imprimerie était la reproduction de la bible en couleurs et en images (non pas des livres d’auteurs, a priori), le siècle des Lumières entérina ce choix par la formalisation de la spécialisation. Les pratiques que réunissait initialement le livre, textes et images, textes et sons, se sont lentement dissociées.
Internet réunit ces médiums et est pourvu d’une certaine immatérialité. Faut-il y voir un lien ? Cette invention, celle des transversalités, semble avoir été amorcée par des pratiques artistiques. Transversalité du contenu par le travail de Lautréamont qui cite, copie. Transversalité de la forme, grâce à la révolution industrielle, laquelle a permis, à partir de quotidiens, la pratique, des Dadaïstes à William Buroughts, du cut-up. L’immatérialité, fictive, d’internet, qui nécessite une mémoire physique, des serveurs, etc., est, dans le langage, constitue un paradoxe : on cherche « sur » et cette sur-face convoque immanquablement une profondeur, une épaisseur, mais dont manquerait ce qui ferme le livre, une seconde écorce qui permettrait une finitude. Si internet est, instar le livre, une ouverture sur le monde la profusion et l’accessibilité de matériaux immatériels, et par conséquent leurs manipulations, les pratiques artistiques en découlant, communiquant, ne peuvent pas être dissociées, modelant une nouvelle forme de pensée, rhizomatique, telle que l’annonçait Deleuze et Gutattari. Cette perméabilité permet de renouer avec l’idée du gentilhomme, dont le savoir tend à l’universel, un universel certes tronqué, mais non plus spécialisé. Par conséquent les œuvres, qui anticipent et découlent d’internet, telles celles de Virginie Holtzer, Sophie Calle, Valérie Mréjen, dont le support final n’est pas celui immatériel d’internet, vont être empruntes, allant par delà la citation, lautréamontienne ou formelle, d’une pratique qui va aussi tendre au documentaire, à l’universel, avec pour contrepoint l’auto-fiction assumée, l’individuel, qu’internet, par le biais de blogs, promeut également.
Valerie Mréjen, 'Manufrance', 205, installation view with film still. (galerie Serge Le Borgne, Paris)
BIO :
De la rose et du renard, leurs couleurs et odeurs, quatrième livre de poésie de Anne Kawala, écrit lors de sa résidence au Liban, à la fin de l’année 2011, sera publié dans le courant du mois de juin, par les éditions du Centre international de poésie de Marseille (cipm). Une première étape de travail de Mars-Watchers, nouvelle création théâtrale mise en scène par Emilie Rousset, créée en collaboration avec l’IRCAM et la Comédie de Reims, aura lieu fin juin, au 104, à Paris. Anne Kawala donne régulièrement des lectures performées de textes spécifiques, agencés & écrits en regard du contexte d’interventions, dans la continuation d’une pensée de l’installation, issue de l’art contemporain. Enfin, formée aux Beaux-Arts de Lyon, Anne Kawala intervient régulièrement en écoles d’Art, aussi bien en France qu’à l’étranger, pour donner des workshops autour de l’écriture (dans ses dimensions sonores comme visuelles).

Matthieu Saladin (Institut ACTE/CNRS/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/Le Quai, Mulhouse) Les résonances cagiennes de l’écriture conceptuelle contemporaine
John Cage "Fontana Mic" 1958
Résumé de la communication / abstract : 
En prenant comme point de départ certaines expérimentations poético-musicales de John Cage, de Lecture on Nothing à Empty Words, en passant par Sixty-two Mesostics re Merce Cunningham, où s’élabore patiemment une critique du langage comme moyen d’expression, cette communication souhaite interroger et rendre compte des résonances de telles préoccupations dans l’écriture conceptuelle contemporaine (Claude Closky, Craig Dworkin, Kenneth Goldsmith, Vanessa Place, etc.). Dans une perspective presque wittgensteinienne, Cage ne souhaite pas tant « récuser » le langage que « montrer » l’émancipation du sens par sa contingence même, ou pour le dire avec les mots du compositeur, son silence. Mais le contexte sociohistorique et poïétique de l’écriture conceptuelle a sensiblement évolué depuis les expérimentations menées à travers les textes et partitions précédemment cités, et informe dès lors différemment les enjeux, notamment culturels, de leurs résonances dans les pratiques contemporaines. C’est que les systèmes d’écriture inventés par Cage pour « générer » ces textes à double statut (à la fois partitions et poèmes) peuvent être envisagés, rétrospectivement, comme annonciateurs d’un monde textuel marqué par la surabondance d’informations, et qui se trouve précisément au cœur des points d’intérêt qui occupent l’écriture conceptuelle actuelle. Il s’agira ainsi de saisir, à l’aune des transformations socioculturelles et technologiques, les déplacements à l’œuvre dans l’intérêt artistique et intermédiatique pour ces formes d’écriture qui questionnent, dans l’effacement même de leur expression, à la fois la production de signes donnés à lire, à voir et/ou écouter, et leurs effets sur nos modes de subjectivation.
©John Cage "Williams Mix" 1952
BIO :
Matthieu Saladin est docteur en Esthétique et chercheur associé à l'institut ACTE (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, CNRS UMR 8218). Sa recherche porte sur les musiques expérimentales. Il enseigne la philosophie de l’art à l’École Supérieure d’Art de Mulhouse Le Quai et l'esthétique des musiques actuelles à la FLSH Lille. Il est membre du comité de rédaction de la revue de recherche Volume ! (éditions Seteun), et rédacteur en chef de la revue TACET dédiée aux musiques expérimentales, dont le premier numéro s’intitule « Who is John Cage ? ». Il est également artiste et musicien. Sa pratique relève d'une approche conceptuelle, réfléchissant sur l'histoire des formes et des processus de création, ainsi que sur les rapports entre art et société. Son livre Esthétique de l’improvisation libre paraîtra prochainement aux Presses du Réel.

On vous rappelle que ce colloque est ouvert au public! 
Venez nombreux!
We remind you that this international conference is open to the public! 
Please join us!

vendredi 1 juin 2012

9 juin 18-19h30 Table Ronde des éditeurs et clôture du colloque


18h00       Table ronde d’éditeurs 
Hôtel Bristol, salle des conférences au 1er étage, 18 avenue de Colmar, 68100 Mulhouse (arrêt tram - porte jeune, ou Grand Rex)
 
animée par Éric Suchère (poète/critique d’art/École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne)

Avec Estepa (Kate Van Houten), Voix (Richard Meier), le Clou dans le Fer (Anne Kawala, Michaël Batalla), Dusie (Susana Gardner), Corrupt (Dylan Harris), Manglar éditions (Florent Fajole)

Journaux et créations.
"De la collaboration la plus classique de l'écrivain et de l'artiste avec l'image sur la belle page et le texte en vis-vis jusqu'à des interventions mélangeant, sur la toile, images mouvantes et sons, comment envisager la place de la création des plasticiens écrivant et des écrivains multimédia dans les journaux et revues qu'ils soient sur papier ou électroniques. Du foisonnement des années 70 jusqu'à l'e-book et les métamorphoses qu'il ne manquera pas d'apporter, il s'agira de voir quels sont les perspectives offertes à la création contemporaine."--Eric Suchère

Table ronde édition : 
"Comment fabrique-t-on des livres hybrides, ni tout à fait de texte, ni tout à fait d'images ? Comment penser leur place éditoriale, entre le livre d'artiste et le livre d'art ? Comment penser leur diffusion dans le circuit parfois frileux des librairies ou dans celui plus accueillant mais moins ouvert des galeries d'art ? ou Comment envisage-t-on leur réception ? C'est autour de toutes ces questions que les éditeurs débattront." --Eric Suchère

Pour un plan d'accès:  http://www.hotelbristol.com/fr/navigation.php

La table ronde sera suivi par la clôture du colloque. On suivra notre colloque par une soirée à la Kunsthalle STIMULATION!

10 juin Lex-BALADES de 12h-16h: a series of readings with walks round Mulhouse


Lex-ICON Lectures-Balades en ville


Lectures-balades en ville! Départ des escaliers du Temple St Etienne (place de la réunion, Mulhouse) vers la place de la Concorde, le Passage, la librairie The Book Corner, la Chapelle St Jean, la Kunsthalle de Mulhouse et ensuite vers d'autres destinations insolites!  

(Join us for this series of readings and walks round central Mulhouse! Readings will be in English, French, Greek, Swedish, Italian and other languages.)

Invités d’honneur :  poètes américains Chris Pusateri et Michelle Naka Pierce 

Avec les auteurs (with readings by the following authors:) George Vance, Susana Gardner, Anne Kawala, Chris Pusateri, Michelle Naka Pierce, Pansy Maurer Alvarez, Lars Palm, Dylan Harris, Jacob Bromberg, Tony Jolley, Andrew Shields, Barbara Beck, Sarah Larivière, Déborah Heissler, Jennifer K Dick, Démosthène Agrafiotis, Nina Karacosta, Maria Damon, Anne Talvaz, Kate Van Houten des maisons d’édition Estepa, Corrupt, Le Clou dans le Fer, Dusie et d’autres, et des revues littéraires Versal, The White Review et Upstairs at Duroc

WHERE/ Où:
12h:    départ des escaliers du Temple St Etienne (place de la réunion, Mulhouse); 
OR find us en route! / Ou retrouvez-nous sur notre chemin:
12h30    Place de la Concorde/le Passage (Mulhouse); 
13h        la librairie The Book Corner (26 rue Ste Claire); 
13h45    Chapelle St Jean (19 b Grande Rue); 
15h        la Kunsthalle (16 rue de la fonderie)
fin: 16h / 16h30

vendredi 13 avril 2012

Lex-Icon Blog Project Post 25: Anne Kawala



« Première version d'une pièce de théâtre, intitulée fi, ces planches, reprennent les règles de constructions dans la page telles que les a définies Jan Tschichold, situant le texte, de différentes natures, sur des points de force visuels. Fi, portant sur les ruines romantiques et les palais de mémoire, mêlent objets mémoriels, bande son (en verdana), sur-titrages (prélèvements) et dialogues. » -- Anne Kawala
 
BIO :
Anne Kawala De la rose et du renard, leurs couleurs et odeurs, quatrième livre de poésie de Anne Kawala, écrit lors de sa résidence au Liban, à la fin de l’année 2011, sera publié dans le courant du mois de juin, par les éditions du Centre international de poésie de Marseille (CIPM). Une première étape de travail de Mars-Watchers, nouvelle création théâtrale mise en scène par Emilie Rousset, créée en collaboration avec l’IRCAM et la Comédie de Reims, aura lieu fin juin, au 104, à Paris. Anne Kawala donne régulièrement des lectures performées de textes spécifiques, agencés & écrits en regard du contexte d’interventions, dans la continuation d’une pensée de l’installation, issue de l’art contemporain. Enfin, formée aux Beaux-Arts de Lyon, Anne Kawala intervient régulièrement en écoles d’Art, aussi bien en France qu’à l’étranger, pour donner des workshops autour de l’écriture (dans ses dimensions sonores comme visuelles). Anne Kawala nous fera l'honneur de participer à notre colloque international Lex-ICON. Elle y présentera l'intervention suivante: Donnez moi une paire de ciseaux pour tailler dans la Bible!.


INVITATION à contribuer à notre blog:
Invitation à contribuer à notre projet de blog! :